Pourquoi investir dans une culture managériale

Dans un contexte de sortie de crise sanitaire et face à une pénurie de main d’œuvre, les compétences managériales sont plus qu’indispensables pour agir sur le retour à la performance. Découvrez 4 bonnes raisons d'investir dans la culture managériale de votre entreprise !

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Une culture managériale s’appuie sur une philosophie, des valeurs qui fédèrent les collaborateurs d’une structure. Elle définit ensuite des règles, des pratiques, des rituels communs. Elle fait donc naître des styles de management plus ou moins centrés sur les objectifs, les processus, l’humain, l’efficacité collective, la complémentarité des talents.

Par ailleurs, les entreprises sont confrontées à un contexte d’évolution des mentalités liée à la sortie de crise sanitaire et à une pénurie de main d’œuvre. Les compétences managériales sont plus qu’indispensables pour agir sur le retour à la performance. Le management est un sujet au cœur de la stratégie d’entreprise en cette rentrée 2021.

D’après le DARES ANALYSES N°28 de Mai 2021 Quelles conséquences de la crise sanitaire sur les conditions de travail et les risques psycho-sociaux ? | DARES (travail-emploi.gouv.fr), les collectifs ont dû se réorganiser, coopérer différemment et retrouver du sens au travail.

Les DRH doivent travailler à conjuguer les souhaits de retour à la performance de la direction avec les attentes des salariés et les nouvelles pratiques d’organisation du travail.

L´heure est à la participation et à l’implication des salariés, qui demandent plus que jamais à être acteurs à part entière de leur travail.

Pour cette rentrée, les DRH doivent repositionner la culture managériale au centre des débats avec leur comité de direction.

1. Parce que le management requiert de réelles compétences

Le management s’apprend et nécessite aujourd’hui de développer des compétences particulières (soft skills) bien au-delà du savoir technique et du pilotage de l’activité.

Les managers agissent dorénavant à différents niveaux :

  • Niveau personnel : avoir la bonne attitude, être à l’écoute, accompagner le changement
  • Niveau managérial : gérer son stress et celui des autres, garantir les conditions de motivation des équipes, prendre des décisions, gérer son temps, donner du sens…
  • Niveau relationnel : capacité à communiquer et à méta-communiquer
  • Niveau équipe : repérer à quel stade est son équipe et la faire évoluer (de la collection d’individus à l’équipe performante)

2. Parce que la culture managériale est le pilier du projet d’entreprise

Pour fédérer des équipes autour d’un projet d’entreprise et d’objectifs, il est nécessaire de créer et de communiquer des valeurs fortes, une philosophie dont chacun doit devenir ambassadeur.

Cette culture s’installe au cours de rituels d’entreprise, de supports de communication. Le manager est donc le pilier de cette culture et de ses valeurs. Le DRH doit désormais mettre en place des outils qui permettent d’aider les managers à être le relais du projet et de la culture d’entreprise.

Observez depuis combien de temps votre direction a fait une réunion d’information sur les avancées du projet.

Une fois informés, les collaborateurs peuvent davantage s’impliquer.

3. Parce que la culture managériale favorisera l’adhésion et l’engagement des équipes

Une culture forte favorise le sentiment d’appartenance et de fierté. Le collaborateur se reconnaît dans les valeurs, adhère au projet même très ambitieux et se sent en mesure de prendre de bonnes initiatives.

Allez regarder du côté des entreprises qui pratiquent l’auto-gestion.

Le principe de l’auto-gestion réside dans la capacité de tout à chacun, y compris ceux qui ne font pas partie de la gouvernance, à prendre une décision dans l’entreprise. Pour ce faire, cela repose sur 2 éléments incontournables :

  • Je dois consulter les experts du sujet.
  • Je dois consulter les personnes qui vont subir ma décision.

Si les décisions sont prises sans consulter les experts et le terrain, il y a fort à parier qu’elles soient mal acceptées et jugées inappropriées, ce qui contribue au désengagement et à la perte de sens.

Ce principe remet en question toutes les organisations classiques. Cependant, il favorise la réactivité, l’efficience et l’adhésion des équipes. Or, c’est bien ce dont vous avez besoin : des équipes autonomes, réactives, sachant prendre les décisions pour s’adapter à un marché sans cesse bousculé.

4. Parce que la culture managériale servira votre politique de recrutement et de formation

Vous pouvez développer de la compétence, renforcer une expérience, délivrer de la connaissance pour faire grandir un collaborateur. Mais vous ne pourrez faire évoluer le système de valeurs des collaborateurs. Il faut donc bien veiller à valider ces valeurs avant une embauche. Clarifier cette culture managériale donne un cadre au service recrutement pour évaluer les bons candidats.

Il conviendra ensuite d’insérer dans votre plan de formation interne un certain nombre de modules permettant le développement des soft skills comme :

  • L’autonomie
  • La capacité d’adaptation
  • La résolution de problèmes complexes
  • La créativité
  • L’intelligence émotionnelle
  • La communication
  • L’esprit d’équipe

La mission des DRH est en pleine évolution. Auparavant centrés sur les enjeux RH, aujourd’hui, ils doivent se rapprocher des objectifs économiques de l’entreprise dans un contexte tendu où l’acquisition de talents et l’engagement des employés sont des enjeux vitaux pour l’entreprise.

Leur quotidien est centré sur l’identification des talents, l’anticipation des besoins de demain, un processus d’intégration irréprochable et les outils de fidélisation des collaborateurs.

Mettre en œuvre une nouvelle culture du management demande du temps et de l’expertise mais paraît, à ce jour, incontournable.

Rédigé par

Emmanuelle Bremond Consultant(e) TGS France